| Refuge |

Ce refuge est né d’une envie : rassembler, sans multiplier les gestes ni les artifices. Un grand volume en bois, lisible, presque évident, dans lequel la structure n’est pas cachée mais assumée. Le bois fait tout, porte, organise, donne l’échelle.

Les murs sont remplis de paille, une matière légère, disponible, qui isole bien mieux que ce que l’on croit. Par endroits, la terre crue vient prendre le relais. Quelques cloisons plus denses, qui stabilisent le lieu.

L’espace principal est volontairement large, ouvert, sans fonction figée. C’est un lieu pour être ensemble, pour se poser, pour attendre. Rien n’y est dessiné pour contraindre les usages. L’architecture se contente d’offrir un cadre, et ce sont les corps, les moments, les saisons qui font le reste.

À l’étage, le projet se simplifie encore. Un seul espace, un dortoir immense, presque brut. Dormir ensemble, partager la nuit, entendre les autres respirer. L’abri prend le pas sur l’individu.

Ce refuge n’est pas pensé comme un objet autonome, mais comme une présence juste. Une architecture qui ne cherche pas à impressionner, mais à tenir dans le temps, par la cohérence de sa structure et la sincérité de ses matériaux. Un lieu pour s’arrêter un moment, se rassembler, puis repartir.